Vous reprendrez bien un peu de thé ?
Désolé, si j'ai pas été très pressé d'écrire la suite. Ben oui, j'avais des cours à rattraper.
Donc, reprenons. Jack et Moi on était chez des voisins en train de jouer aux voleurs à main lourdement armée tandis que Max Eckhart prenait le thé tranquillement, dans le jardin, chez une dame délicieuse, une espèce de croisement entre Margaret Tacher et Barbara Cartland. Je vous passe les détails de la discussion entendue avec un micro parabolique. Entre prises de nouvelles de pauvres riches vénézueliens, deploration de la perte des bonnes manières chez les jeunes et les nouveaux riches et regrets d'une disparition du verre soufflé à la bouche par un souffleur au profit de l'industrialisation.
Après trois heures de mondanités des plus ennuyeuses, au moment ou je me rend compte que je n'ai pas arrêté de pointer une arme sur des gens alors que je n'ai jamai su comment m'en servir, un pingouin apporte une valise de voyage à roulettes. Max dit au revoir et s'en va avec la valise en roulant toujours à 5 Km/h en dessous de la vitesse limite. Au moins comme ça on ne risque pas de le confondre avec les conducteurs locaux. Sur le chemin il s'arrête à une station service où il vérifie la pression des pneus tout en passant un chiffon sur les jantes (par sainte Cunegonde, que ce mec est barbant), nettoie le pare-brise et fait le plein.
Jack me dit : Il va falloir que te tu me caches.
Moi : Excuses moi mais ma relative élégance ne serait à même de planquer tes magnifiques poignées d'amour exercées avec Johnny le marcheur.
Jack : Non. Pas comme ça. Tu rentres dans la boutique, tu drague la caissière en faisant semblant d'être ivre ou tu insulte le caissier, renverse du café par terre ou n'importe quoi d'autre pour qu'il ne regarde pas sa voiture un instant. Tiens met cette casquette sale pour pas trop qu'on voie ta tête.
Là, votre serviteur se pointe dans la boutique ( se rend compte au passage que la casquette qu'on lui a prêté, sent fortement l'ail) et se rend compte que son client passe presque en caisse, non sans avoir sélectionné au préalable deux Cds de Shakira du temps ou celle-ci était brune et chantait en espagnol. Que faire ? Me dira-t-on. J'en savais absolument rien, j'ai pas fait théatre de rue deuxième langue moi. Toujours est -il que ça urgeait. Et comme ça urgeait, je me suis dirigé tout droit sur la caisse, ait baragouiné dans un anglais approximatif avec tentative d'accent russe (non n'aplaudissez pas, merci) qu'il me fallait absolument un téléphone, que c'était une question de vie ou de mort. Bien sur, le seul mot anglais que les sud-américains comprennent c'est dollar, alors mon histoire, ça l'a occupé au moins vingt secondes avant qu'il me jette dehors. En attendant, Jack était remonté dans la voiture, donc je penses qu'il à dut faire ce qu'il voulait. En tout cas, il me faisait signe d'aller l'attendre un peu plus loin.
Au moment où il me récupère Jack dit : J'espère que tu aime la musique sud américaine, on va avoir quelques heures de route. J'ai planqué un émetteur sous le bouclier arrière de sa voiture, j'espère que ce maniaque ne va pas se rendre compte que sa golf est plus lourde de 200g.
Moi : Tant que ça ? C'est des émetteurs albanais ?
Jack : Non, c'est planqué dans du chorizo.


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