Secrets, mensonges et chorizo / accueuil

lundi, octobre 17, 2005

Helmut Schwartz

Il faut savoir qu'attendre dans des bars péruviens c'est pas palpitant.
Donc pour m'occuper et parce que on a pas que ça à foutre d'attendre, Jack m'a envoyé chercher Helmut Schwartz. C'est un personnage... comment dire ? Assez singulier. Grâce à lui j'ai passé un après midi à faire le tour des boutiques spécialisées en ustensiles de cuisine. Il paraît que c'est plus simple de chercher du matériel dans les pays où l'on trouve de grandes surfaces. Le matériel y est moins bon que dans une boutique spécialisée mais il on y trouve du matos convenable plus discrètement. En tout cas j'imaginais pas qu'il existe une telle variété de couteaux sur le marché. Les meilleurs c'est les japonais, coupent bien, super pratiques et souples à l'emploi. On en a acheté quatre. Et d'autres babioles. Quand je lui ait demandé à quoi allait lui servir le vide courgette, il m'a répondu avec son accent germanique un peu bâtard (et assez inexpliquable puisqu'il est argentin) qu'il s'agissait là d'une spécialité réclamant un peu de force. Il ne semblait absolument pas plaisanter. D'ailleurs, il l'air toujours très sérieux avec sa mise impeccable tout de noir vêtu, même par cette chaleur. Mais en fait c'est un sacré bout en train. Il dit que son métier est assez triste comme ça. C'est vrais qu'il était là pour humilier sexuellement Fujimori, j'aimerais pas être dans les parages lors d'autres de ses activités.
Je le quittais, pour l'instant en lui remettant un portable et une demi-douzaine de puces ainsi que l'adresse de la maison qui a été achetée pour qu'il puisse y officier sans être dérangé.