Son nom est Silva ; Jack Silva (Episode 2)
Bon, avant de continuer je vais vous dire quand même a quoi ressemble notre bonhomme. Il s’agit d’un homme brun, trapu, d’environ 1,65m. On lui donnerait dans les 45 ans. Il est habillé comme une photo vantant les vacances dans un Club Med de Patagonie.
_Vieux Jean délavé tenu par une épaisse ceinture de cuir sur bottes de rando.
_En haut c’est pas mieux : chemise à carreaux avec un vieux cuir d’aviateur arborant une jolie tête de tigre derrière selon la saison.
_ Le tout est complété par un magnifique chapeau bleu marine pour amateur de safaris photo au Kenya.
Il va sans dire que les clowns, on ne les rencontre pas que deux fois. C’est donc tout naturellement après une soirée arrosée que j’ai eu le bonheur de revoir cet être délicieux avec lequel il est toujours agréable de passer l’heure du thé. Alors que je rentrais chez moi ivre de bière tiède et de musique forte, l’individu m’attrape et m’entraîne dans une ruelle alors que je lui avais bien dit que la direction de mon appart n’était pas celle-là.
Lui : (Me conseillant de me taire.) On ne s’est pas déjà vu.
Moi : (Pas con, le mec.) Non ! Pourquoi ?
Lui : Pour rien. Dites, vous l’avez encore l’espèce de coupe-chou que vous avez récupéré à Paris ?
Moi : pour vot’ gouverne c’est pas un coupe-chou, mais une épée faucille Nqombe de l’actuel Congo. Et puis qu’est ce que ça peut vous fout’ ?
Lui : (L’air méchant) C’est moi qui pose les questions ici ! Vous l’avez ou pas ?
Moi : Ouais, ouais. Mais ça sert à rien de vouloir la voler, c’est un faux.
Lui : Ce n’est pas un faux mais une série spéciale édition limitée à un exemplaire. Où est-elle ?
Moi : Chez moi.
Lui : Mauvais nouvelle.
Moi : Pourquoi ?
Lui : En ce moment, trois gros costauds habillés tout en noir sont en train de fouiller votre appartement et vous aurez de la chance s’ils se contentent d’emporter un peignoir et de prendre quelques bouteilles au mini bar.
Moi : (Sortant mon portable.) Hé mais on attend quoi pour appeler les flics.
Lui : (M’arrachant mon portable.) On n’attend rien, on n’appelle pas les flics sinon votre rue va ressembler à Sarajevo pendant les soldes de 95. De plus je penses pouvoir budgétiser le remboursement de la casse à condition que vous la fermiez sur ce qui ce passe.
Moi : D’accord mais je veux avoir le loisir d’aller moi-même leur expliquer ma façon de penser à ces guignols.
Lui : (L’air pas emballé.) J’aime moyen travailler en équipe, mais tu peux faire de bonnes diversions quand même. Et puis ça te donnera le moyen de racheter tes conneries.
Moi : Quelles conneries ?
Lui : Celles qui consistent à ramasser n’importe quoi, n’importe où.


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